Cantabrie

Le Nord de l'Espagne

ESPAGNE

Castro Urdiales

Cantabrie

Castro Urdiales est un village de pêcheurs de Cantabrie. Le paysage, parsemé de falaises, a la beauté du diable et l’on y respire l’air marin.

Passés les premiers abords d’une expansion immobilière massive et ennuyeuse, longeant le bord de mer, nous sommes arrivés face à l’imposante église Santa María et le château Santa Ana, qui surplombent un joli port traditionnel.

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Les bâtisses et les maisons de pêcheurs, bravant continuellement la force du vent et le choc des vagues, ne sont pas épargnées par l’érosion. L’église gothique Santa María de la Asunción, construite au XIIIe siècle, fut menacée d’effondrement. Sa restauration fut nécessaire mais les murs intérieurs et extérieurs, affichent encore de longues fissures causées par l’érosion des sels marins.

Ce jour-là, la pluie était au rendez-vous. Au lieu de me réfugier à l’abri d’un toit, j’ai décidé de tenter l’expérience de peindre en tenant mon parapluie. Après coup, et de nombreuses crampes aux bras, j’en ai déduit que le choix d’un trépied avec un pose-palette aurait été un avantage pour lutter contre le vent et l’inconfort.

Si vous désirez vivre cette expérience, pensez à vous alléger : de vos tubes de peinture, de vos pinceaux, et de votre verre de rinçage.

Ma peinture, marquetée accidentellement par les bourrasques de pluie, gardera les traces d’un climat rude et le cachet de sa beauté frappante.

Aquarelle réalisée à

Castro Urdiales

Sonabia

Cantabrie

Sonabia est un havre de paix pour les amoureux de la nature et de la marche. Quand la pluie et le vent triomphent rien ne vaut une bonne partie de dominos au chaud.
Logés dans les combles d’une maison d’un petit village, nous pouvions voir à l’horizon la mer, prise d’assaut par l’orage se ruant sur les terres.

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Aquarelles réalisées à

Sonabia

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Partie de dominos
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Bilbao

Biscaye

Bilbao, la capitale de la Biscaye, est une commune du Pays Basque espagnol, traversée par la rivière Nervion. Le tram dessert intelligemment la ville et permet son exploration sans l’embarras d’une voiture.

Bilbao, c’est aussi l’incontournable Musée Guggenheim, avec son architecture typique. Ce colosse, jeune de 20 ans, est dessiné par le célèbre architecte Frank Gehry. Il surprend par ses formes extravagantes et tordues et son métissage fait de titane, de verre et de pierre.

Pourtant en arrivant par le tram devant cet apollon de l’art contemporain, je fut contrariée et un peu déçue.

Sa vue ne correspondait pas du tout à mes attentes. Je n’avais pas en face de moi le profil photogénique que les fragments de ma mémoire s’imaginaient.
Je craignais d’être dupe de photos retouchées au bistouri et enrichie de silicone. Bien heureusement non ! le véritable point de vue de cette star de l’architecture contemporaine est de l’autre côté de la rivière Nervion ! Et c’est un régal absolu.

Poussés par la curiosité et le froid, nous nous sommes engouffrés dans ses entrailles et d’étages en étages nous avons découvert des expositions d’art moderne et contemporain aussi singulières que variées. Les spectateurs, le guide audio collé à l’oreille, flânaient au grès des œuvres numérotées, toutes flanquées d’un garde du corps flageolant, les yeux ternis par l’éclairage des néons.

Guggenheim

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La confrontation physique des œuvres, dont je ne ferai pas l’énumération, mise à part ma préférée “Chose cosmique” de Damian Ortega, permet de dialoguer avec l’artiste, de mieux appréhender ses choix, ses intentions et son message. Si un brouillard épais s’installe entre vous et l’objet exposé, n’ayez crainte ! le guide audio vous soufflera la réponse si vous tapez le bon numéro. De cette façon vous y verrez plus clair car il ne s’agit pas d’aimer l’art moderne ou contemporain mais avant tout de le comprendre pour ne faire qu’un.

La nuit tombante, sur le retour, nous avons pu constaté le peu d’intimité de La Tour vitrée Iberdrola, haute de 165 mètres. L’éclairage intérieur et la transparence des vitres dévoile la vie de ses occupants, à l’instar d’un aquarium géant, mais le tram écourta mon indiscrétion.

Tour Iberdrola

Aquarelle réalisée à

Bilbao

San Sebastien

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Castille-La Manche

Le centre de l'Espagne

Tolède

Castille-La Manche

En partant de Tolède, je n’avais qu’un désir : y retourner pour l’explorer de fond en comble. Nous avions prévu une escale trop courte pour la Babel des trois communautés (chrétienne, juive et musulmane) qui s’y succédèrent par la force pour finalement cohabiter.

Lieu d’échanges et de traductions au XIIe siècle pour les savants et les commerçants, on remarque à chaque coin de rue la richesse culturelle, et le raffinement intellectuel dans ses mélanges architecturaux.

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco, en 1986, la vieille ville de Tolède est un dédale où les curieux peuvent facilement se perdre. Les rues se croisent, s’entrecroisent, montent, descendent, s’emmêlent et se confondent, nous font perdre le nord et nous jettent telles des âmes égarées devant l’imposante, la splendide Cathédrale Santa Maria, qui de sa plus haute nef de 44 mètres nous transperce le cœur.

Le cours d’eau, le Tage, encercle la cité fortifiée. Il est regrettable de constater qu’aujourd’hui, il ressemble davantage à un bain mousseux, qu’à une rivière d’antan. Les plus célèbres ponts de Tolède sont : le pont Saint Martin que Don Quichotte de la Mancha emprunta dans sa folle épopée, et le pont Alcazar, représenté par l’artiste El Greco dans sa peinture Vue de Tolède sous l’orage (1597-1599, 121×106 cm). Ce tableau est considéré comme l’un des premiers paysages en tant que sujet unique de peinture et non de décor.

Si vous visitez Tolède, prenez votre temps, tous ses chemins mènent aux étoiles et à la rêverie… Le rêve de paix et de cohabitation entre toutes les religions.

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Cathédrale Sainte-Marie de Tolède
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Le pont Saint Martin, Tolède
Aquarelles réalisées à

Tolède

L'Andalousie

Le sud de l'Espagne

La Mélodie du Flamenco

Séville

seville

Jeres de la Frontera

Le Flamenco vibre dans le cœur de cette ville connue pour ses vignobles et son élevage de chevaux pure race andalou.

Jerez de la Frontera, ou Xérès, est au sud de l’Andalousie dans la province de Cadix. Le Flamenco vibre dans le cœur de cette ville connue pour ses vignobles et son élevage de chevaux pure race andalou. Sa mélodie se propage à travers une femme qui chante a capella avec sa guitare, deux amies bras dessus bras dessous qui mêlent leurs rires et leur chant, des passants qui fredonnent un air, ou réunis autour d’un verre, chantent en chœur et partout la musique Andalouse égaye les rues.

Au abord du château fortifié Alcazar, l’architecture almohade (orientale) prend tout son sens lorsque l’on se retrouve au milieu de ses jardins d’orangers ployant sous le poids de l’abondance.

Notre halte à la terrasse d’un restaurant à Tapas, face à la Cathédrale El Salvador, fut un délice pour les yeux, les papilles, et l’occasion de peindre.

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Aquarelle réalisée à

Jeres de la Frontera

Huelva

Huelva est une communauté autonome d’Andalousie et une ville portuaire proche du Portugal.
Son patrimoine est mieux préservé dans les villages avoisinants ce grand pôle industriel, où l’urbanisation est considérable. La zone piétonne de Huelva conserve pourtant un air de western espagnol avec ses maisons carrelées de deux étages.

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Aquarelle réalisée à

Huelva

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